Certains groupes de rock des années 90 ont vendu des millions d’albums sans jamais atteindre la première place des classements. D’autres, portés par des tubes inattendus, se sont imposés comme les porte-étendards de leur génération, alors que leur influence future était loin d’être évidente à l’époque.
Le grunge, né dans un contexte marginal, a rapidement bouleversé l’industrie musicale mondiale. Le rock alternatif, longtemps cantonné aux radios indépendantes, a fini par s’imposer sur les scènes internationales. Leurs héritages se retrouvent encore dans les productions contemporaines, preuve d’un impact durable.
Le rock des années 90 : une décennie de bouleversements et de créativité
Exit le moule unique. Le style de musique des années 90 part dans toutes les directions, poussé par des courants contradictoires, des scènes locales hautes en couleur, des artistes qui cassent les codes. À Seattle, le grunge déboule comme une tempête : Nirvana, guidé par Kurt Cobain, propulse Nevermind et son « Smells Like Teen Spirit » au rang d’étendard pour toute une génération. Pearl Jam, Soundgarden, Alice in Chains suivent, chacun avec leur lot d’énergie brute, de mélancolie et de chemises à carreaux trempées de pluie.
Mais ce foisonnement ne s’arrête pas à la côte ouest américaine. À Los Angeles, Red Hot Chili Peppers invente une alliance survoltée de funk, hard rock et d’énergie crue avec Blood Sugar Sex Magik. Pendant ce temps, en Europe, la britpop surgit en contrepoint : Oasis, Blur, Pulp, The Verve… Le Royaume-Uni revendique une identité sonore propre, ancrée dans la pop mais saturée d’ironie, d’audace et de désenchantement.
Impossible d’ignorer la scène française qui se réinvente elle aussi. Louise Attaque fait vibrer le rock à violon, Noir Désir distille une rage poétique, et Manau s’amuse à mélanger rap et musique celtique. Les genres se croisent, les frontières s’effacent. Voici quelques albums qui ont marqué la décennie :
- « Dookie » de Green Day
- « OK Computer » de Radiohead
- « Mellon Collie and the Infinite Sadness » des Smashing Pumpkins
Tout au long des années 90, les artistes déconstruisent, recomposent, bousculent l’histoire du rock. Les mythes se forgent aussi bien dans les caves obscures que sur les scènes survoltées des festivals. La musique des années 90 impose sa diversité, sa force, son goût du risque.
Quels groupes ont marqué l’époque et pourquoi leur influence résonne encore aujourd’hui ?
Seattle a vu naître un séisme : Nirvana et son Nevermind bouleversent la scène mondiale. Le grunge quitte les marges, Kurt Cobain donne une voix à une jeunesse désabusée et « Smells Like Teen Spirit » devient un cri de ralliement. Autour, Pearl Jam (l’album « Ten »), Soundgarden (« Superunknown »), Alice in Chains (« Dirt ») : chacun pose sa pierre dans l’édifice du rock alternatif, injectant authenticité, rage ou spleen.
De l’autre côté de l’océan, la britpop façonne le son britannique. Oasis enchaîne les tubes sur « (What’s the Story) Morning Glory ? », Blur s’amuse de l’ironie urbaine (« Parklife »), Pulp et The Verve installent leur poésie acérée à la radio. Ces groupes captent l’air du temps et le transforment en références qui traversent encore les décennies.
Aux États-Unis, la scène s’accélère. Green Day électrise le pop-punk avec « Dookie ». Les Red Hot Chili Peppers, eux, mêlent funk et rock dans « Blood Sugar Sex Magik ». Rage Against the Machine fait souffler une colère politique nouvelle. Radiohead, avec « OK Computer », entraîne le rock vers des rivages plus introspectifs, électroniques.
En France, Noir Désir et Louise Attaque laissent leur empreinte : l’un par sa poésie sombre, l’autre par l’énergie du violon et des paroles affutées. Leur influence, on la retrouve aujourd’hui dans des samples, des clins d’œil, mais surtout dans la façon dont leur liberté créative continue d’inspirer.
Du grunge à la britpop : les sous-genres, les tubes cultes et l’héritage sur la scène actuelle
Le grunge né à Seattle, emmené par Nirvana et le disque Nevermind, a marqué la décennie de son empreinte. « Smells Like Teen Spirit » traverse toujours les playlists, preuve d’une puissance intacte. Pearl Jam, Soundgarden, Alice in Chains : la scène du nord-ouest forge un rock alternatif rugueux, mélancolique, parfois désabusé.
De son côté, la britpop fait souffler un vent nouveau sur la musique britannique. Oasis signe « Wonderwall », Blur multiplie les hymnes avec « Parklife » ou « Girls & Boys ». Pulp, The Verve : chacun redéfinit la pop, entre ironie mordante et spleen post-industriel.
Chaque sous-genre invente ses règles, ses hymnes, sa rébellion. Le pop-punk de Green Day (« Dookie ») explose, le funk-rock des Red Hot Chili Peppers (« Blood Sugar Sex Magik ») détonne, Rage Against the Machine porte la contestation, Noir Désir et Louise Attaque imposent leur style en France. Du garage rock au hard rock, du punk à la musique électronique, la décennie se vit entre Los Angeles, Paris, Manchester ou Berlin.
Ce foisonnement laisse encore des traces. On retrouve partout ces influences : dans les samples, les reprises, et jusque dans l’attitude des nouveaux artistes. Sur scène, dans les studios, sur les réseaux, l’héritage du style de musique des années 90 pulse, bien vivant, prêt à se réinventer à l’infini.


