Préférence des hommes en matière de longueur de cheveux

58 %. Voilà la proportion d’hommes qui, d’après une étude menée en 2022, avouent une préférence pour les cheveux longs. À bonne distance, 32 % ne se prononcent pas franchement. Et pendant ce temps, ici et ailleurs, les coiffures courtes prennent de l’assurance et s’imposent dans le paysage. Comme si les goûts, au fond, se dérobaient à toute règle fixe.

Impossible de limiter la question capillaire à une simple affaire de goûts personnels. Il y a derrière chaque préférence un entrelacs de ressorts psychologiques, de normes collectives et de références aux traditions. L’âge, le contexte, les modèles médiatiques : tout cela influence la façon dont chaque génération s’empare de la mode. La coiffure fait bouger les lignes d’une société qui ne tient jamais en place.

Pourquoi la longueur des cheveux occupe-t-elle une place aussi particulière ? Regards psychologiques et culture

Dans la construction de l’identité, la longueur de la chevelure pèse lourd. Plus qu’une question d’esthétique, elle agit en marqueur, en code silencieux transmis de siècle en siècle. Les mythes collectifs regorgent de figures aux cheveux emblématiques : Samson, à qui les cheveux donnaient sa force légendaire ; ou ce long voile capillaire, perçu comme le summum du charme féminin à travers l’histoire. Qu’ils soient coupés ou laissés pousser, les cheveux traduisent bien plus qu’une préférence individuelle.

Les normes qui encadrent la chevelure puisent dans l’héritage social, les récits partagés, les critères hérités. Un cheveu long renverra encore aujourd’hui à la séduction, la santé ou la liberté, tandis que le court s’affirme comme porte-drapeau de la modernité, de la singularité voire de l’audace sociale. L’exemple d’Éve Gilles, Miss France aux cheveux coupés courts, a mis au défi certains réflexes de genre et souligné cette évolution de l’idéal de beauté en France.

Pour aller plus loin, voici trois axes de lecture pour comprendre ce qui se joue vraiment autour de la longueur des cheveux :

  • Séduction : impossible d’ignorer le pouvoir d’attraction d’une chevelure assumée.
  • Identité : choisir une coupe, c’est souvent réaffirmer ses valeurs ou ses convictions.
  • Communication non verbale : la coiffure raconte subtilement la personne ou l’époque dont elle est issue.

La longueur des cheveux navigue entre les attentes imposées et le désir d’affirmation personnelle. Les genres, les styles, les époques s’y croisent, se répondent, se réinventent. Rien n’est figé, encore moins dans l’univers volatil du style.

Cheveux longs ou courts : comment les hommes perçoivent-ils la tendance actuelle ?

Les préférences masculines sur la longueur des cheveux varient. Selon les enquêtes, entre 36 % et 62 % des hommes plébiscitent les cheveux longs. Cependant, les choix ne s’arrêtent plus là : le mi-long et le court trouvent aussi leurs adeptes, 33 % s’orientant vers une coupe intermédiaire et 26 % vers une coiffure plus courte, tandis que 5 % apprécient le très long. Cette diversité de réponses traduit des goûts en mutation, une ouverture à la nouveauté.

Difficile de parler de cheveux sans évoquer la texture ou la couleur. Les cheveux bruns mènent la course, talonnés par les blonds puis les roux. Les chevelures frisées et bouclées retiennent l’attention et suscitent la curiosité, preuve que le mouvement, l’originalité et la matière séduisent toujours plus. La queue de cheval placée haut ou le carré flottant se maintiennent, explorant la frontière entre simplicité et raffinement.

Les références masculines se puisent aussi du côté des icônes populaires. Sur les réseaux ou sur les écrans, DiCaprio, Gosling ou Beckham affichent chacun leur façon d’habiter la mode : man bun revisité, coupe mulet assumée, dégradé travaillé ou attitude faussement décontractée. Ces références brouillent les repères et élargissent la palette des possibles. De coupe en coupe, chaque époque transpose son état d’esprit dans la coiffure.

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L’entretien des cheveux longs : bonnes pratiques et effet sur la confiance

Laisser pousser ses cheveux implique rigueur et méthode. Il faut choisir des shampoings adaptés, multiplier les soins nourrissants et ne pas négliger les masques hydratants. Difficile de faire l’impasse sur la protection face à la chaleur si sèche-cheveux et lisseurs font partie de la routine. Tailler les pointes tous les trois mois aide à conserver une chevelure vigoureuse et à limiter la casse.

Au-delà des soins, le choix de la coupe a son poids. Pour mettre les traits en valeur, l’harmonie des volumes, la présence ou non d’une frange ou d’un dégradé jouent sur l’équilibre. Certains salons, citons Jean Louis David, Fabio Salsa ou Maison Privée, personnalisent le diagnostic et adaptent la coupe à la physionomie de chacun. Question tarif, l’écart entre hommes et femmes reste d’actualité, la « taxe rose » s’invitant encore fréquemment sur l’addition, quelle que soit la longueur demandée.

Entretenir ses cheveux, c’est s’affirmer, construire une image fidèle à ce que l’on souhaite exprimer. Oser changer de coupe, tester la longueur, c’est choisir, chaque matin ou presque, la façon dont on se confronte au regard des autres comme au sien. Au bout du compte, la chevelure, discrète ou ultra-affirmée, garde ce rôle singulier : miroir des aspirations et baromètre intime de la confiance en soi.

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