La classification capillaire ne s’appuie sur aucun consensus universel. Entre les systèmes numériques de type 1 à 4 et les variantes intermédiaires, les spécialistes divergent sur certains critères, notamment la texture et la densité. Un cheveu peut présenter des caractéristiques hybrides, rendant l’identification plus complexe qu’il n’y paraît.
Les routines de soin appliquées à l’aveugle aboutissent fréquemment à des résultats décevants. La compréhension précise de la nature du cheveu, de sa porosité à sa réaction aux facteurs externes, conditionne l’efficacité des produits et des techniques adoptés au quotidien.
Comprendre les différents types et textures de cheveux : lisse, ondulé, bouclé ou crépu ?
Les typologies capillaires divisent, intriguent, et parfois même déroutent. Le système d’André Walker, repère incontournable pour une large partie des coiffeurs, classe le type de cheveux selon la forme de la fibre : du cheveu lisse (type 1) jusqu’au cheveu crépu (type 4). Si ce référentiel sert de boussole, il ne prétend pas tout expliquer. Entre chaque catégorie, la réalité des cheveux s’invente ses propres nuances : chaque texture de cheveux affiche ses spécificités, ses besoins bien à elle, ses réactions parfois imprévisibles.
Pour mieux saisir ces différences, voici une présentation synthétique des grands types :
- Cheveux lisses : Raides et souvent brillants, ils laissent le sébum circuler sans entrave. Leur texture varie du très fin au massif. Ce qu’ils attendent ? Préserver le volume sans alourdir, garder un certain mouvement.
- Cheveux ondulés : Ondes souples, plus ou moins marquées selon l’humidité et les soins. Leur nature oscille entre raideur et souplesse, avec une propension aux frisottis. Des formules légères mettront en valeur leur mouvement, tandis que les produits trop riches les écrasent.
- Cheveux bouclés : Spirales et ressorts s’affichent, mais réclament une hydratation soignée pour éviter l’effet mousseux. Observer la taille des boucles, larges ou serrées, aide à adapter les soins pour une définition optimale.
- Cheveux crépus : Denses, ultra-ondulés, presque en Z, ils affichent une porosité élevée. La sécheresse les guette, mais leur beauté explose quand hydratation et volume sont respectés.
La santé du cuir chevelu pèse sur la vitalité de chaque type de cheveu. Un excès ou un manque de sébum modifie la texture, la brillance, la souplesse. Les professionnels scrutent donc à la fois la nature intime du cheveu et sa réaction aux aléas du quotidien. Rien n’est gravé dans le marbre : le type de cheveux évolue, influencé par les saisons, la mode ou les habitudes de soin.
Comment reconnaître son propre type de cheveux et sa densité ?
Regarder ses cheveux dans la glace ne suffit pas. Il faut aussi les toucher, les séparer, les examiner sous toutes les coutures. La porosité mesure leur capacité à absorber l’eau et les soins. Pour la tester, rien de plus direct : plongez une mèche propre dans un verre d’eau. Elle coule ? Porosité élevée. Elle flotte ? Porosité faible. Cette caractéristique oriente immédiatement le choix des produits : hydratants, nourrissants ou protecteurs.
L’épaisseur et la densité capillaire sont deux notions différentes. Pour l’épaisseur, pincez une mèche entre deux doigts : si vous la sentez à peine, elle est fine ; si elle occupe de la place sous les doigts, elle est moyenne ou épaisse. Quant à la densité, observez votre cuir chevelu sous une lumière vive : la peau apparaît facilement ? Densité basse. Les racines sont cachées par la masse ? Densité forte.
En résumé, trois tests rapides permettent d’y voir clair :
- Test de porosité : une mèche dans un verre d’eau, observez si elle coule ou non.
- Test d’épaisseur : touchez, comparez à un fil à coudre.
- Test de densité : exposez le cuir chevelu à la lumière, notez la visibilité de la peau.
Volume, élasticité, éclat : chaque indice apporte sa pièce au puzzle. Les cheveux fins réclament de la délicatesse, tandis que les cheveux épais peuvent encaisser des soins plus riches. L’état du cuir chevelu détermine la vigueur, la pousse et l’aspect général de la chevelure. Prendre le temps d’observer, tester, comparer, c’est poser les bases d’une routine sur-mesure.
Conseils personnalisés pour adapter sa routine capillaire à son profil
Déterminer son type de cheveux, c’est déjà dessiner la trame de sa routine capillaire. Chaque texture appelle des gestes et des produits spécifiques. Les cheveux lisses apprécient la légèreté : misez sur des produits fluides, limitez les corps gras, soyez doux au lavage. Un shampoing doux sans silicones lourds est souvent la meilleure option face à un cuir chevelu qui graisse vite.
Les cheveux ondulés se révèlent avec des formules hydratantes mais aériennes. Privilégiez des soins capillaires qui dessinent la vague sans la plomber. Un masque capillaire à base d’huiles végétales légères, une crème coiffante pour modeler, et le tour est joué. Les cheveux bouclés, eux, demandent une routine plus généreuse : hydratation, nutrition, définition. Massez avec des beurres végétaux ou des huiles riches, ajustez les quantités selon l’épaisseur et la densité, pour des boucles définies et rebondies.
Pour les cheveux crépus, la priorité reste l’hydratation intense. Superposez des soins : leave-in, beurre, huile. Espacez les lavages, misez sur le co-wash, intégrez chaque semaine des soins profonds pour nourrir la fibre sans l’étouffer.
Voici quelques repères pour composer une routine adaptée à chaque profil :
- Cheveux fins : produits légers, soins volumateurs.
- Cheveux épais, bouclés, crépus : formules riches, hydratation intense, beurres nourrissants.
- Cheveux secs : masques réparateurs, huiles végétales ciblées.
Adaptez la fréquence des soins, testez différentes textures, observez comment vos cheveux réagissent. La nature de la fibre impose ses règles, à la routine de s’y conformer. Écouter ses cheveux, c’est la promesse d’une chevelure qui se porte bien, sans surenchère de produits ni recettes toutes faites. Qui sait, demain, votre routine pourrait bien changer de visage, tout comme vos cheveux.


